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	<title>Julien Drochon</title>
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		<title>Chair &amp; bytes, artificiel &amp; naturel</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Apr 2012 00:35:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je viens de revoir une publicité de Guy Bourdin pour la marque L’Oréal. Le grain video renvoie aux clinquantes années 80. Les images quant à elles, renvoient à Hitchcock (la femme fétichisée par morceaux de Vertigo), via une influence surréaliste commune. La publicité multiplie les gros plans (sur les mains, la bouche, le visage) du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone" title="Chair &amp; bytes, artificiel &amp; naturel" src="https://lh5.googleusercontent.com/agbbmnX8boxtm8yP6pILF4Kf7HUhu6vlchpMm1SdoiPr-WO9EYgOHNJaP2nz2qKyWE0zpEG-QJdz-PrveqESJpEPB7ay6rAtvfPSwcAIoMukv7d0_iY" alt="" width="421" height="318" /><br />
<img src="https://lh3.googleusercontent.com/g_SjAB-rfqGFR2SgUaJzDxz5Jsw4yk5VAvLckiWT0avTs80vqeFVOfB4cn-1V-Cfu06a5kMZs-yE0oLcvgdrCiNG1Lk1ImFE_BENoeKEX7kVzjGQSnQ" alt="" width="421px;" height="318px;" /></p>
<p>Je viens de revoir une publicité de Guy Bourdin pour la marque L’Oréal. Le grain video renvoie aux clinquantes années 80. Les images quant à elles, renvoient à Hitchcock (la femme fétichisée par morceaux de Vertigo), via une influence surréaliste commune. La publicité multiplie les gros plans (sur les mains, la bouche, le visage) du modèle. Grâce à l’utilisation d’un miroir, elle utilise également des jeux d’échelle détonnants – le visage emprisonné dans une main disproportionnée – et des associations formelles – la bouche dans la main – surprenantes, voire inquiétantes. Il y a chez Guy Bourdin concurrence entre les corps et les objets. Le rouge vif de la cosmétique tranche sur le fond gris et neutre du décor et la peau pâle du modèle. Le rouge carmin est utilisé ici comme accent des fétiches de Bourdin qui sont la bouche et les ongles.<br />
Puisque les parties du corps portant le produit vanté sont hautement érotisés, on peut donc dire, d’un point de vue commercial, que la publicité est réussie.</p>
<p>Guy Bourdin a su utiliser la publicité pour mettre ses fantasmes en scène, le produit n’apparaisssant qu’au début et à la fin du spot.</p>
<p>Il choisit des situations et ses mises en scène dépassent, ce qui rend ses images encore attrayantes des années après leur production, la simple mise en avant du produit. Combien de publicités peuvent prétendre à réussir cela ?</p>
<p>À mes yeux, Bourdin est le seul a avoir réussi à transmettre l’étrangeté de cet acte qu&#8217;est le maquillage. Acte social de mimétisme, théatralité sexuelle, couleur séductive, sursignification sensuelle… ?</p>
<p><img src="https://lh4.googleusercontent.com/GQ9--AkoHCGgDWjlXV6kxCZjfV0wZeJEuuxKJ0EyIjcLsSe5vHiiODwK3PS1uXnltefXKqXLrPdv6Wup-vdtlCZhO9DS_pPXIGx8_Q5Utvvqc2f8jXU" alt="" width="575px;" height="466px;" /></p>
<p>Courtney Love, égérie fulminante de la scène grunge, chantre des discours grunge féministes des riot girls, s’est, dans le temps, surtout révélée douée d’un mimétisme exagéré envers son époque.</p>
<p>Les codes vestimentaires ont changé, de la panoplie, déchirée, redistribuant les signes de la féminité : rouge à lèvre ET vêtements déchirés, robes classiques MAIS en morceaux&#8230;</p>
<p>D’un côté, Guy Bourdin met en scène ses fantasmes, Pygmalion à l’ancienne de la représentation féminine.<br />
De l’autre, Courtney Love jouant avec les codes de l’image féminine, se les réappropriant dans une optique combative, s’y fondant pour finalement s’y dissoudre, dans les excès de la chirurgie esthétique. L’objet de détestation assimilé opérant la mutation finale vers un Dorian Gray vidé de son image par les objectifs des caméra.</p>
<p>Ces deux optiques ne sont pas citées ici afin de les opposer mais plutôt de les considérer comme étant deux paradigmes de l’artificiel et de son usage.</p>
<p>La question n&#8217;est même pas de savoir si nous le refusons mais plutôt de savoir de quels stigmates de l’artificialité nous nous faisons les hérauts.</p>
<p>La période est post-industrielle – les débats actuels sur une réindustrialisation nous autoriseraient à la nommer proto-néo-industrielle ? – Nous avons remplacé les phéromones par le parfum, les stimuli sexuels par les vêtements et leurs marques, le maquillage.</p>
<p>“<em>…the injuries caused by manufacturers&#8217; medallions</em>” — Crash, J.G. Ballard</p>
<p>Ballard a déplacé le fétichisme techniciste de la Science-Fiction dans les sphères de la psychologie.<br />
Ce qu’il y a à prendre de Ballard aujourd’hui, n’en déplaise à une certaine frange de l’art contemporain, ce ne sont plus les voitures accidentées, symboles de rapidité des classes possédant le savoir et la capacité de rapidité, et donc la supériorité sociale.<br />
Bien trop physiques, mécaniques et métalliques, elles sont le symbole d’une époque rêvée et nostalgique où elles incarnaient le culte de la vitesse. Si une course aujourd’hui était organisée entre une Porshe et un byte de donnée, lequel, à votre avis, gagnerait ?<br />
Aujourd’hui, il est dérisoire de reprendre formellement et littéralement le cirque des objets de Ballard sans les reconsidérer contextuellement à notre époque.<br />
L’usage de la technologie a évolué, changé d’échelle et les phantasmes par rapport à elle ont subi la même transformation. L’époque nous montre que les fondamentaux de la matière échappe aux sens, elle se situe en deça des sens, un infrasensible en quelque sorte. Nous avons en effet de plus en plus besoin d’outils pour en percevoir les contours. Nano Technologie, ADN, tout ceci échappe au regard sans l’utilisation de microscopes électroniques. D’un point de vue plus macro, comment percevoir les foules et leurs mouvements, se les représenter sans l’usage des outils statistiques.</p>
<p>Imaginons une nano technologie très chère, implantée sous cutanée. Il y a fort à parier que les cicatrices provoquées par l’opération seraient un signe de distinction sociale et donc un stimuli sexuel de premier ordre. Pourquoi même ne pas envisager des designers de cicatrices, travaillant avec les cliniques de chirurgie esthétique les plus courues&#8230;</p>
<p>D’un point de vue idéal nous visons à éliminer – photoshoper numériquement – toutes les marques naturelles du corps (cernes, boutons, pilosité) pour les substituer aux marques – trademark, ™ – industrielles et commerciales.</p>
<p>Les égéries mettent leur corps à disposition des marques, offrant leurs moues et leur physique à la stigmatisation des monogrammes et autres logotypes. Les tatouages arborent des signes, des codes communautaires rendant les individus immédiatement assimilables à un groupe. Par identification aux canons de la séduction véhiculés par les pages des magazines, superposant image de corps et corps typographiques, les polices de caractères ornent les corps tatoués. La stratégie du paon se répand.</p>
<p>Dans la biologie synthétique naissante nous pouvons voir un nouveau champ d’application des industries cosmétiques. Quand Dior vendra des gènes de caméléon ou de flamand rose en flacon luxueux, selon l’ère du temps, discrète ou dispendieuse.<strong id="internal-source-marker_0.1519739895593375"></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Temps Réel</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Apr 2012 16:43:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[2012]]></category>
		<category><![CDATA[Jeu Vidéo]]></category>
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		<description><![CDATA[Le jeu vidéo Race Pro reprend les différents circuits de courses automobiles mondiaux. Parmi ceux-là, celui de la ville de Pau (64), en Aquitaine. Le jeu est connu pour le réalisme des comportements des voitures et le rendu de l&#8217;environnement 3D. J&#8217;ai demandé à un joueur averti de faire une partie de Race Pro sur le circuit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_224" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><a href="http://www.julien-drochon.net/wp-content/uploads/2012/04/temps-reel.png"><br />
<img class="size-medium wp-image-224" title="temps reel" src="http://www.julien-drochon.net/wp-content/uploads/2012/04/temps-reel-540x394.png" alt="" width="540" height="394" /></a>
<p class="wp-caption-text">Capture d&#39;écran de la video &#39;Temps réel&#39;</p>
</div>
<p>Le jeu vidéo <em>Race Pro</em> reprend les différents circuits de courses automobiles mondiaux. Parmi ceux-là, celui de la ville de Pau (64), en Aquitaine. Le jeu est connu pour le réalisme des comportements des voitures et le rendu de l&#8217;environnement 3D.</p>
<p>J&#8217;ai demandé à un joueur averti de faire une partie de <em>Race Pro</em> sur le circuit en question, le plus vite qu&#8217;il ait été possible pour lui, en vue à la première personne, en supprimant de l&#8217;interface graphique toutes les informations contextuelles (vitesse, indications de la voiture, performance). Ce choix de vue a été fait pour permettre une vue subjective.</p>
<p>J&#8217;ai refait le parcours du circuit à pied, en enregistrant mon déplacement (vitesse, tracé, durée) grâce à un logiciel de géolocalisation sur téléphone mobile. Lors de cette déambulation, j&#8217;ai également enregistré l&#8217;environnement sonore.</p>
<p>J&#8217;ai ensuite remonté la vidéo de l&#8217;enregistrement de la partie de jeu vidéo en calant sa vitesse à celle de ma promenade à pied. J&#8217;ai supprimé la bande-son originale pour lui substituer la prise de son que j&#8217;ai effectuée.</p>
<p>J&#8217;ai ainsi mis en relation la subjectivité de la prise de vue de l&#8217;environnement synthétisé à la subjectivité réelle de l&#8217;expérience du terrain.</p>
<p>En ralentissant l&#8217;enregistrement du jeu, certains détails de la modélisation du paysage font sens.</p>
<p>Dans un environnement construit pour l&#8217;expérience de la vitesse, la représentation de la figure humaine est immobile.</p>
<p>À cette immobilité synthétique, en relation avec la vitesse de la voiture, j&#8217;ai fait du temps réel le véritable moteur de construction de l&#8217;image calculée.</p>
<p>Dans notre contemporaneité, où les images sont surproduites et sur-reproduites, il s&#8217;agit de faire l&#8217;expérience du monde pour voir ce qu&#8217;il manque à sa représentation. La carte postale précède l&#8217;expérience. Tout est quadrillé, calculé, géolocalisé, synthétisé… Comment à partir de ces images du monde en refaire une expérience originale et comment la donner à percevoir ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vidéo<br />
20&#8242;</p>
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		<title>Tombstone</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Apr 2012 01:01:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cette vidéo a été réalisée en remontant le film Flight of the navigator, datant de 1986. Elle constitue le clip vidéo d&#8217;un titre musical, Tombstone,  d&#8217;un groupe dont je faisais partie, Germond. Flight of the navigator est un film Disney relatant l&#8217;histoire d&#8217;un enfant de 12 ans nommé David qui a été enlevé par un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cette vidéo a été réalisée en remontant le film <em>Flight of the navigator</em>, datant de 1986. Elle constitue le clip vidéo d&#8217;un titre musical, <em>Tombstone</em>,  d&#8217;un groupe dont je faisais partie, <em>Germond</em>.</p>
<p><em>Flight of the navigator</em> est un film Disney relatant l&#8217;histoire d&#8217;un enfant de 12 ans nommé David qui a été enlevé par un vaisseau extra terrestre et se trouve alors dans un monde qui a changé autour de lui.</p>
<p>Outre le traitement de la figure d&#8217;un enfant dont le passage à l&#8217;adolescence marque un sentiment de perte de repères représenté par son enlèvement, ce film, réalisé au début de la 3D d&#8217;animation, a été le premier à utiliser l&#8217;<em>environment mapping</em>, une technique permettant de reconstituer l&#8217;apparence de surfaces reflexives (comme le métal, les miroirs).</p>
<p>Le principe de montage a été d&#8217;enlever toutes les scènes significatives de l&#8217;histoire du film (le vaisseau extra terrestre, la course poursuite entre les savants et l&#8217;enfant&#8230;) pour n&#8217;en garder que les scènes secondaires; ne garder que les reflets de la narration, débarrassés de l&#8217;objet de la réflexion. Une attention particulière a été portée à l&#8217;utilisation des scènes confrontant le personnage à la technologie, à un souci de narration d&#8217;<em>inquiétante étrangeté</em>.</p>
<p>La musique a été conçue en pensant aux grandes heures du western-spaghetti (pour le riff de guitare, le rythme de la batterie) et la musique psychédélique (orgue Hammond), remémorant un cow-boy traversant les États-Unis, traversant l&#8217;espace et le temps, du New-York de 1890 à la Californie de la fin des 60&#8242;s. Le titre, <em>Tombstone </em>(pierre tombale),  joue avec les clichés de la représentation du Western.</p>
<p style="text-align: left;">
<div class="hrule"></div>
</p>
<p>Vidéo<br />
4&#8217;18&#8243;</p>
<div class="hrule"></div>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Entretien J.G. Ballard</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Apr 2012 14:21:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Entretien tiré de Libération - 19 octobre 2009 &#160; &#160; Vous aimez les biographies de stars. Pourquoi ? La biographie est une autre forme de roman, basée sur la réalité. Beaucoup de biographies pour lesquelles j’ai écrit des critiques dans la presse traitent de célébrités poussées par les médias. Le phénomène de création d’une célébrité est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Entretien tiré de Libération - 19 octobre 2009</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_106" class="wp-caption alignnone" style="width: 535px"><a href="http://www.julien-drochon.net/documents/entretien-j-g-ballard/attachment/just-what-is-it-that-makes-todaya%c2%80%c2%99s-homes-so-different-so-appealing-by-richard-hamilton-collage-1956/" rel="attachment wp-att-106"><img class="size-full wp-image-106" title="Just-what-is-it-that-makes-todayâs-homes-so-different-so-appealing-by-Richard-Hamilton-collage-1956" src="http://www.julien-drochon.net/wp-content/uploads/2012/04/Just-what-is-it-that-makes-todayâs-homes-so-different-so-appealing-by-Richard-Hamilton-collage-1956.jpg" alt="" width="525" height="550" /></a>
<p class="wp-caption-text">Richard Hamilton &#8211; Just What it is That Makes Today&#39;s home so Different, so Appealing ?,1956</p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Vous aimez les biographies de stars. Pourquoi ?</em></p>
<p>La biographie est une autre forme de roman, basée sur la réalité. Beaucoup de biographies pour lesquelles j’ai écrit des critiques dans la presse traitent de célébrités poussées par les médias. Le phénomène de création d’une célébrité est propre à la fin du XXe siècle. Il y a cinquante ans, il y avait beaucoup de grandes stars, et pas seulement à Hollywood, mais des personnalités comme Kennedy, la princesse Diana, Margaret Thatcher… La plupart des grandes célébrités mondiales sont américaines, parce que la culture américaine a cette faculté de faire les stars grâce à un énorme réseau de télévision, des masses de magazines, des milliers de radios, etc.</p>
<p>Je pense que nous vivons dans un monde où le magique est parti. Les gens n’ont pas d’imagination. Il n’y a pas de sens du mystère dans leur vie. Il y a trop de réalité. Nous savons tout ou nous pensons tout savoir. Le président Kennedy a été assassiné en direct à la télévision, et le film a été analysé, et encore analysé. On voit le sang couler de la tête de Kennedy, le tailleur Chanel de sa femme éclaboussé… C’était incroyable. Nous avons vu la guerre du Vietnam à la télévision toutes les nuits dans les années 60. C’était un monde différent. Aujourd’hui, tout est très plat. Qu’est-ce que c’est que la réalité ? La réalité est un évier pour vaisselle sale. Rien d’un rêve qui permette de vivre.</p>
<div id="attachment_114" class="wp-caption alignnone" style="width: 580px"><a href="http://www.julien-drochon.net/documents/entretien-j-g-ballard/attachment/venus-smiles-a%c2%80%c2%9cadvertisementa%c2%80%c2%9d-acrit-et-cona%c2%a7ue-par-j-g-ballard-ambit-no-46-1970/" rel="attachment wp-att-114"><img class="size-full wp-image-114" title="Venus-Smiles-âAdvertisementâ-Ã©crit-et-conÃ§ue-par-J.G.-Ballard-Ambit-no.-46-1970" src="http://www.julien-drochon.net/wp-content/uploads/2012/04/Venus-Smiles-âAdvertisementâ-Ã©crit-et-conÃ§ue-par-J.G.-Ballard-Ambit-no.-46-1970.jpg" alt="" width="570" height="742" /></a>
<p class="wp-caption-text">Venus Smiles &#8211;  Publicité écrite et conçue par J.G. Ballard Ambit no. 46 &#8211; 1970</p>
</div>
<p><em>«J’admire Howard Hughes pour la manière dont il a fermé la porte sur le monde», écriviez-vous. Ne vivez-vous pas ainsi ?</em></p>
<p>Aujourd’hui, on a besoin de fermer la porte sur le monde si on veut trouver de la magie. Rester en privé avec sa femme ou son mari, ses enfants et les proches qu’on aime. Les gens tiennent des weblogs sur lesquels ils mettent le film de leur vie. Le sourire d’un enfant est un moment unique qui ne peut pas être transformé en home movie ! Les images ne peuvent pas capturer le magique de l’existence. Je me souviens de la naissance de mes trois enfants, et c’était un moment merveilleux. Vous êtes sur une plage et vous regardez les vagues sur les rochers. Il y a un superbe coquillage, il a peut-être traversé le monde… C’est un moment magique.</p>
<div id="attachment_97" class="wp-caption alignnone" style="width: 550px"><a href="http://www.julien-drochon.net/documents/entretien-j-g-ballard/attachment/a%c2%80%c2%9cadvertisementa%c2%80%c2%9d-written-and-designed-by-j-g-ballard-ambit-no-45-1970/" rel="attachment wp-att-97"><img class=" wp-image-97 " title="Advertisement - écrit et conçu par -J.G.-Ballard Ambit no. 45-1970" src="http://www.julien-drochon.net/wp-content/uploads/2012/04/âAdvertisementâ-written-and-designed-by-J.G.-Ballard-Ambit-no.-45-1970.jpg" alt="" width="540" height="693" /></a>
<p class="wp-caption-text">Placental Insuffency, publicité-collage écrite et conçue par J.G.-Ballard Ambit no. 45-1970</p>
</div>
<p>C’est très important de vivre par soi-même ces instants uniques et de fermer la porte. Qu’est-ce que le monde ? Il est rempli de publicités. Tout est loisir et consommation. Les gens ne pensent qu’à ça et c’est dangereux. Dans Kingdom Come, je pose cette question : est-ce que le consumérisme va tourner en fascisme ? Pas le fascisme à la Hitler. Un fascisme soft, de banlieue, le fascisme de l’après-midi télé. Le consumérisme procure le désir de nouveauté. Mais il ne peut pas satisfaire l’appétit qu’il encourage. On ne peut pas acheter cinq téléviseurs, quatre voitures, vingt paires de baskets. Alors on cherche des sensations ailleurs. Et on les trouve dans le fascisme de banlieue.</p>
<div id="attachment_271" class="wp-caption alignnone" style="width: 460px"><a href="http://www.julien-drochon.net/wp-content/uploads/2012/04/06premsa-port04_sb.jpg"><img class="size-full wp-image-271" title="06premsa-port04_sb" src="http://www.julien-drochon.net/wp-content/uploads/2012/04/06premsa-port04_sb.jpg" alt="" width="450" height="600" /></a>
<p class="wp-caption-text">A neutral interval, publicité écrite et réalisée par J.G. Ballard, Ambit n°36, 1968</p>
</div>
<p><em>Qu’entendez-vous par là ?</em></p>
<p>Nous avons d’énormes banlieues ici, et ils ont la même chose aux Etats-Unis. Elles n’ont pas vraiment de raison d’exister. Ce sont des déserts spirituels et émotionnels. Elles sont comme le Sahara. Ce sont des mondes sans centre, sans église, sans bibliothèque, sans galerie d’art… Dans les villes autour de l’autoroute qui encercle Londres, où je vis, il n’y a rien d’autre que des magasins. C’est un danger. Dans une ville se trouvent habituellement des administrations, des musées, des cathédrales, des théâtres, des bibliothèques, etc. Et cela donne aux gens un sens à ce qu’ils sont. Les supermarchés sont comme des villes, énormes, et ils ne vous disent pas qui vous êtes. Ils vous rendent anonymes. Votre seule identité est fournie par votre carte de crédit. Vous êtes juste un nombre sur votre carte de crédit. Comment les gens peuvent-ils être satisfaits de vivre comme ça ? Je ne crois pas qu’ils le soient.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Vous vivez vous-même dans une banlieue…</em></p>
<p>Bien sûr. C’est une ligne de front. C’est le Verdun de la guerre qui arrive. Le champ de bataille.</p>
<p><em>La France a connu des émeutes dans les banlieues en novembre 2005. Qu’en pensez-vous ?</em></p>
<p>C’était un mouvement sans objet, sans but. Un acte sans signification est très dangereux. En juillet dernier [juillet 2005, ndlr], à Londres, nous avons eu des attentats dans le métro et le bus. Personne n’a été capable d’expliquer pourquoi ils ont fait ça. Et c’est très difficile à comprendre. C’est ce que je dis dans Millenium People.Les gens qui transportaient ces bombes savent qu’une attaque sans signification est bien plus inquiétante. Cela signifie que l’existence n’a pas de logique.</p>
<div id="attachment_113" class="wp-caption alignnone" style="width: 535px"><a href="http://www.julien-drochon.net/documents/entretien-j-g-ballard/attachment/summercannibals_525/" rel="attachment wp-att-113"><img class="size-full wp-image-113" title="SummerCannibals_525" src="http://www.julien-drochon.net/wp-content/uploads/2012/04/SummerCannibals_525.jpg" alt="" width="525" height="787" /></a>
<p class="wp-caption-text">Page de “The Summer Cannibals” (La foire aux atrocités) par J.G. Ballard, New Worlds no. 186, Janvier 1969 &#8211; Design by Nigel Francis.</p>
</div>
<p><em>Où puisez-vous votre inspiration ?</em></p>
<p>Dans l’observation de mes contemporains. Je suis passionné par les changements de la psychologie de masse. J’ai commencé à écrire il y a cinquante ans, et ma première nouvelle a été publiée dans un magazine de science-fiction en 1956. Au début des années 50, j’étais attiré par la SF parce que c’était une époque de grands changements en Europe de l’Ouest, et en Angleterre en particulier. Nous avions à la fois la télévision, les supermarchés, les autoroutes, les vacances… La société de consommation en était à ses débuts. Un nouveau type de monde était en train d’arriver et sa psychologie m’intéressait.</p>
<p>Mes premières nouvelles traitaient des changements de la société. Je ne fais guère différemment aujourd’hui, mais j’ai arrêté la SF à la fin des années 60. J’ai arrêté parce que le monde a rattrapé la SF. En 1969, Armstrong et les Américains ont marché sur la Lune. Et la science-fiction s’est arrêtée là. Maintenant, nous avons une sorte de fantasy, avec Matrix, Terminator, etc. Des films hollywoodiens qui n’ont rien à voir avec la science. Je pense que la SF est probablement arrivée à une fin. Mais le changement m’intéresse toujours. Voir la femme de 75 ans de la porte d’à côté qui porte des baskets. Ce n’est pas très spectaculaire mais, il y a cinquante ans, une femme de 75 ans qui porte des baskets aurait été inimaginable. C’est un petit changement social.</p>
<div id="attachment_96" class="wp-caption alignnone" style="width: 535px"><a href="http://www.julien-drochon.net/documents/entretien-j-g-ballard/attachment/a%c2%80%c2%9cadvertisementa%c2%80%c2%9d-written-and-designed-by-j-g-ballard-ambit-no-33-1967/" rel="attachment wp-att-96"><img class="size-full wp-image-96" title="âAdvertisementâ-written-and-designed-by-J.G.-Ballard-Ambit-no.-33-1967" src="http://www.julien-drochon.net/wp-content/uploads/2012/04/âAdvertisementâ-written-and-designed-by-J.G.-Ballard-Ambit-no.-33-1967.jpg" alt="" width="525" height="695" /></a>
<p class="wp-caption-text">Publicité écrite et conçue par J.G. Ballard Ambit no. 33-1967</p>
</div>
<p><em>A quoi le monde va-t-il être confronté ?</em></p>
<p>Nous vivons une époque très dangereuse, qui va l’être de plus en plus. Les Lumières, qui ont duré deux cents ans, croyaient que la raison et la révolution scientifique allaient produire une société démocratique. C’était vrai, c’est ce qui a créé l’Etat-providence, les démocraties occidentales en Europe de l’Ouest et aux Etats-Unis. Malheureusement, je crains que l’âge de la raison n’arrive à sa fin, parce que de nouvelles forces dans le monde rejettent la raison. C’est arrivé pendant l’Allemagne nazie et avec le stalinisme en Union soviétique. Les deux s’annonçaient comme des projets utopiques et sont devenus les plus grands cauchemars de l’histoire. Je pense que ça arrivera de plus en plus dans le futur. Cent ans plus tôt, les gens croyaient en la politique, en Dieu, dans la monarchie. Ce n’est plus vrai nulle part. Les gens n’ont plus de centre à leur vie, alors ils ne croient plus en rien. Aux Etats-Unis, d’étranges forces émergent : la croyance dans le christianisme. Dans certaines régions, la moitié de la population va à l’église le dimanche. Les antiavortement veulent revenir sur les droits obtenus par les femmes. Cela se passe aux Etats-Unis, dans le pays le plus puissant du monde.</p>
<div id="attachment_107" class="wp-caption alignnone" style="width: 535px"><a href="http://www.julien-drochon.net/documents/entretien-j-g-ballard/attachment/klasen2_525/" rel="attachment wp-att-107"><img class="size-full wp-image-107" title="Klasen2_525" src="http://www.julien-drochon.net/wp-content/uploads/2012/04/Klasen2_525.jpg" alt="" width="525" height="662" /></a>
<p class="wp-caption-text">Peter Klasen, Les Bruits de la Ville (The Noises of the City), acrilique sur toile, 1966</p>
</div>
<p><em>La SF a-t-elle prédit le futur ?</em></p>
<p>Sur beaucoup de sujets comme l’arme nucléaire ou la société de consommation. Mais elle a eu tort sur les voyages interplanétaires. Elle a prédit que les planètes seraient colonisées à l’image de l’Afrique et l’Amérique du Sud des siècles plus tôt. Ce n’est pas arrivé. L’âge de l’espace est terminé. Cela a duré très peu de temps. Peut-être qu’un jour il y aura un autre âge spatial, mais pas avant longtemps. Aller dans l’espace est trop difficile. Seuls quelques millionnaires peuvent se le permettre.</p>
<p><em>En avez-vous rêvé ?</em></p>
<p>Non. Moi, j’ai plutôt parlé de l’espace intérieur, de l’espace de nos têtes. Pas d’espace extérieur. Je pense que la SF ne sait plus où aller. Nous n’avons plus besoin de littérature séparée. L’idée de science-fiction se trouve désormais dans les romans de littérature générale.</p>
<p><em>Que pensez-vous d’Internet ?</em></p>
<p>Internet change la vie des gens. Mon amie s’en sert beaucoup, moi je suis trop vieux pour ça. Elle vit sur Internet, parle quatre fois par jours avec des amis ! Ils discutent de sujets passionnants comme «- Mon chat se sent mal… / &#8211; Essaye ça… / &#8211; Je l’emmène chez le vétérinaire…» Je ne plaisante pas, c’est réel. Et ils se voient ensuite. C’est comme une sorte de rêve. Internet véhicule une promesse de nouveau. Quand elle se lève le matin, elle se met devant son PC, lit ses mails, le New York Times, le Wall Street Journal, le Washington Post, quand les Américains, encore couchés, ne les ont pas vus. Puis elle passe aux journaux anglais. Elle récolte des masses d’informations et m’envoie les articles par fax pour que je puisse les lire au petit déjeuner. C’est incroyable. Internet est comme un immense village où tout le monde sait de quoi il retourne. C’est beaucoup plus important que la télévision, qui ne fonctionne que dans un sens. Internet va dans les deux sens.</p>
<p><em>Vous êtes vu comme un visionnaire. Qu’en pensez-vous ?</em></p>
<p>Je ne me vois pas comme un visionnaire. Plutôt comme un météorologue : «Demain il va pleuvoir.» C’est tout. Je vois une tempête arriver. C’est ma prévision. Il n’y a rien de visionnaire là-dedans ! Je m’intéresse aux prochaines cinq minutes. Je suis un météorologue du temps psychologique. J’essaye de lire le temps à l’intérieur de vos cerveaux.</p>
<p><em>Quel est le livre qui vous a le plus marqué ?</em></p>
<p>L’influence majeure me vient de Kafka, le Procès en particulier. J’y ai vu une certaine paranoïa qui a dominé le XXe siècle. La crainte d’un pouvoir inconnu. Il a prédit le XXe siècle. La paranoïa est une partie importante du paysage psychologique de nos jours, c’est une sorte de masochisme. Inconsciemment, les gens veulent être punis. Ils ne savent pas pourquoi. Nous vivons dans un paradis de consommation et nous nous sentons coupables d’être aussi riches. Nous sentons que nous ne le méritons pas. Nous tournerons en une société sadienne dans le futur. C’est ma crainte. Je pense que les prochaines années seront dominées par une sorte de culpabilité masochiste des peuples de l’Ouest. De nouvelles religions arrivent, des parties irrationnelles de l’être humain vont prendre la place des idéologies.</p>
<p>Quelques couverture des différentes éditions de <em>Crash!</em></p>
<div id="attachment_112" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://www.julien-drochon.net/wp-content/uploads/2012/04/LEFT-Picador-USA-edition-2000-design-Henry-Sene-Yee-painting-Davin-Watne.-RIGHT-Vintage-Blue-UK-edition-2004-photograph-Scott-Wishart-designer-uncredited.jpg"><img class="size-medium wp-image-112" title="LEFT-Picador-USA-edition-2000-design-Henry-Sene-Yee-painting-Davin-Watne.-RIGHT-Vintage-Blue-UK-edition-2004-photograph-Scott-Wishart-designer-uncredited" src="http://www.julien-drochon.net/wp-content/uploads/2012/04/LEFT-Picador-USA-edition-2000-design-Henry-Sene-Yee-painting-Davin-Watne.-RIGHT-Vintage-Blue-UK-edition-2004-photograph-Scott-Wishart-designer-uncredited-300x229.jpg" alt="" width="300" height="229" /></a>
<p class="wp-caption-text">Gauche : Picador-USA, edition 2000, design Henry Sene Yee, painting Davin Watne. Droite : Vintage Blue UK edition 2004, photograph Scott Wishart, designer uncredited</p>
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<div class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://www.julien-drochon.net/wp-content/uploads/2012/04/LEFT-Fashionable-flirtations-illustration-James-Marsh-Triad-1985.-RIGHT-âToo-lipsticky-too-neatâ.-illustration-Larry-Rostant-Flamingo-1993.jpg"><img title="Gauche : Fashionable flirtations, illustration James Marsh, Triad 1985. Droite : Too lipsticky too neaty, illustration Larry Rostant, Flamingo 1993" src="http://www.julien-drochon.net/wp-content/uploads/2012/04/LEFT-Fashionable-flirtations-illustration-James-Marsh-Triad-1985.-RIGHT-âToo-lipsticky-too-neatâ.-illustration-Larry-Rostant-Flamingo-1993-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>
<p class="wp-caption-text">Gauche : Fashionable flirtations, illustration James Marsh, Triad 1985. Droite : Too lipsticky too neaty, illustration Larry Rostant, Flamingo 1993</p>
</div>
<div id="attachment_110" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://www.julien-drochon.net/wp-content/uploads/2012/04/LEFT-Crash-in-the-desert-design-Carin-Goldberg-Vintage-1985.jpg"><img class="size-medium wp-image-110" title="LEFT-Crash-in-the-desert-design-Carin-Goldberg-Vintage-1985" src="http://www.julien-drochon.net/wp-content/uploads/2012/04/LEFT-Crash-in-the-desert-design-Carin-Goldberg-Vintage-1985-300x236.jpg" alt="" width="300" height="236" /></a>
<p class="wp-caption-text">Gauche : Crash in the desert, design Carin Goldberg Vintage 1985</p>
</div>
<div id="attachment_109" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://www.julien-drochon.net/wp-content/uploads/2012/04/LEFT-Bruna-Dutch-edition-1980-design-Kothuis-Art-Team.-RIGHT-Minotauro-Spanish-edition-1980-design-uncredited.jpg"><img class="size-medium wp-image-109" title="LEFT-Bruna-Dutch-edition-1980-design-Kothuis-Art-Team.-RIGHT-Minotauro-Spanish-edition-1980-design-uncredited" src="http://www.julien-drochon.net/wp-content/uploads/2012/04/LEFT-Bruna-Dutch-edition-1980-design-Kothuis-Art-Team.-RIGHT-Minotauro-Spanish-edition-1980-design-uncredited-300x234.jpg" alt="" width="300" height="234" /></a>
<p class="wp-caption-text">Gauche : Bruna Dutch edition 1980, design-Kothuis-Art-Team &#8211; Droiet : Minotauro Spanish edition 1980, design uncredited</p>
</div>
<div id="attachment_108" class="wp-caption alignnone" style="width: 310px"><a href="http://www.julien-drochon.net/wp-content/uploads/2012/04/LEFT-1018-French-edition-1992-detail-from-Roy-Lichtensteinâs-Woman-in-bath.-RIGHT-Noonday-Press-US-edition-1994-design-Michael-Ian-Kaye-and-Melissa-Hayden.jpg"><img class="size-medium wp-image-108" title="LEFT-1018-French-edition-1992-detail-from-Roy-Lichtensteinâs-Woman-in-bath.-RIGHT-Noonday-Press-US-edition-1994-design-Michael-Ian-Kaye-and-Melissa-Hayden" src="http://www.julien-drochon.net/wp-content/uploads/2012/04/LEFT-1018-French-edition-1992-detail-from-Roy-Lichtensteinâs-Woman-in-bath.-RIGHT-Noonday-Press-US-edition-1994-design-Michael-Ian-Kaye-and-Melissa-Hayden-300x230.jpg" alt="" width="300" height="230" /></a>
<p class="wp-caption-text">Gauche : 10/18 French edition 1992, detail from Roy Lichtenstein &#39;Woman in bath&#39; &#8211; Droite : Noonday Press US edition 1994, design Michael Ian Kaye and Melissa Hayden</p>
</div>
<div id="attachment_103" class="wp-caption alignnone" style="width: 178px"><a href="http://www.julien-drochon.net/wp-content/uploads/2012/04/Fossâs-Crash-artist-Chris-Foss-Panther-London-1979.jpg"><img class="size-full wp-image-103" title="Fossâs-Crash-artist-Chris-Foss-Panther-London-1979" src="http://www.julien-drochon.net/wp-content/uploads/2012/04/Fossâs-Crash-artist-Chris-Foss-Panther-London-1979.jpg" alt="" width="168" height="286" /></a>
<p class="wp-caption-text">Artist : Chris Foss, Panther London 1979</p>
</div>
<div id="attachment_102" class="wp-caption alignnone" style="width: 250px"><a href="http://www.julien-drochon.net/wp-content/uploads/2012/04/Crash-artist-Bill-Botten-Jonathan-Cape-London-June-1973.jpg"><img class="size-full wp-image-102" title="Crash-artist-Bill-Botten-Jonathan-Cape-London-June-1973" src="http://www.julien-drochon.net/wp-content/uploads/2012/04/Crash-artist-Bill-Botten-Jonathan-Cape-London-June-1973.jpg" alt="" width="240" height="374" /></a>
<p class="wp-caption-text">Artist : Bill Botten, Jonathan Cape London June 1973</p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
<p>Liens :</p>
<p>1- <a href="http://observatory.designobserver.com/feature/the-covers-of-jg-ballards-crash-an-update/33248/" target="_blank">Rick Poynor The Covers of J.G. Ballard&#8217;s Crash: An Update, The Design Observer</a></p>
<p>2 - <a href="http://observatory.designobserver.com/feature/what-does-jg-ballard-look-like/24668/" target="_blank">Rick Poynor What Does J.G. Ballard Look Like ?</a></p>
<p>3 &#8211; Mike Bonsall <a href="http://batchgeo.com/map/9bdee12da15058d7d76390f18b801ff4" target="_blank">Carte des romans de Ballard </a></p>
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